Johnny Hallyday

Johnny Hallyday
Ma star! il a trop la classe je ladore jaimerai trop le rencontrer pour de vrai!

Phénomène typiquement français, Johnny soulève les montagnes du rock'n'roll. Le plus connu de nos chanteurs est une bête de scène, capable de réunir 400.000 personnes au pied de la Tour Eiffel.

Talent, charisme, voix, look, tout est démesuré chez Hallyday qui, pourtant, reste l'artiste le plus aimé du public. Une icône, en sorte, que rien ne peut ébranler, ni le temps, ni la mort.

Enfance parisienne
C'est à Paris que naît Jean-Philippe Smet le 15 juin 1943. Très tôt, en 1944, ses parents, Huguette et Léon, se séparent. Le petit Jean-Philippe part vivre avec une tante paternelle, Hélène Mar, ancienne actrice de cinéma muet, et mène une vie itinérante: ses deux cousines sont en effet danseuses.

S'il suit l'école par correspondance, il apprend surtout le spectacle de villes en villes, de cirques en théâtres: danse, guitare, chant, petits films publicitaires, ... Le garçon est un enfant de la balle.

A 14 ans, en 1957, la famille s'installe à Paris, dans le IXe arrondissement. Jean-Philippe s'y fait des amis, dont certains deviendront aussi chanteurs: Jacques Dutronc et Claude Moine (le futur Eddy Mitchell).

La révélation: Le King

C'est à ce moment qu'il découvre Elvis Presley à travers le film "Lovin' you". C'est une révélation. Jean-Philippe utilise ses talents artistiques pour interpréter les chansons de son idole au Golf Drouot.

Le 30 décembre 1959, il fait un passage dans l'émission télévisée Paris Cocktail. Jacques Wolfsohn, directeur artistique chez Vogue, qui découvrira peu après Jacques Dutronc, est subjugué.

Il embauche le jeune homme qui n'a alors que 16 ans ! Celui-ci devient Johnny Hallyday (il emprunte ce nom à Lee Hallyday, le nouveau mari d'une de ses cousines) pour les besoins de son premier 45 tours, Laisse les filles et T'aimer follement, enregistré en janvier 1960.

Mais c'est son deuxième disque, en juin 1960, qui marque les véritables débuts de sa carrière: Souvenirs, souvenirs.

Raz de marée
Ce bonhomme de 17 ans met le feu partout où il passe. Du Golf Drouot à l'Alhambra, de l'Olympia au Palais des sports, ses fans cassent les fauteuils quand il se roule sur scène.

Fin 1961, alors qu'il obtient la nationalité française (il était jusqu'alors belge par son père), il lance la mode du twist. Viens danser le twist réveille la jeunesse française.

Avec les tubes qui s'enchaînent (Retiens la nuit, Pas cette chanson, L'idole des jeunes, Elle est terrible, Da doo ron ron, ...) Johnny est naturellement très sollicité. On le voit dès 1963 au cinéma dans "D'où viens-tu Johnny ?" de Noël Coward.

Sylvie et Johnny
A cette même époque, il rencontre Sylvie Vartan. Elle aussi chanteuse et les deux jeunes gens forment le couple idéal de la génération "Salut les Copains!". Ils partent ensemble aux Etats-Unis, à Nashville, berceau de la country music.

Mais en 1964, Johnny est appelé sous les drapeaux et rejoint son régiment en Allemagne. A l'instar d'un Presley, ce passage militaire va rendre notre chanteur encore plus populaire: il est un jeune homme bien et respectueux des lois et des traditions, impression confirmée le 12 avril 1965 par son mariage avec Sylvie.

Retour à la vie civile
Son retour à la vie civile ne se fait pas sans heurt. Johnny supporte mal le succès foudroyant de ses chansons. Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir, chante-t-il alors durant cet été sombre.

Il déprime et tente de se suicider. Le 14 août 1966 naît son fils David qui, trente ans plus tard, se fera un prénom dans la chanson.

Peu à peu, la vie reprend le dessus. Début 1967, Johnny se découvre une passion pour la course automobile lors du Rallye automobile de Monte-Carlo. Cette passion l'accompagne encore aujourd'hui, et il n'est pas rare de voir Johnny au volant d'une voiture de course, sillonnant les pistes d'Afrique.

Voyages
Il entreprend également une période de voyages. Entre deux albums où abondent les reprises des grands du rock (Hendrix, Presley, ...), il part en tournée en Afrique, en Amérique du Sud et dans toute l'Europe.

Il trouve aussi le temps de tourner au cinéma ("A tout casser"). Ce goût de la comédie se retrouve dans ses spectacles, comme au Palais des Sports en 1969 où la mise en scène est impressionnante.

De même, Johnny lance en 1972 une gigantesque tournée intitulée Johnny's Circus, avec Rolls Royce, manèges et chapiteau. Il y engloutit des sommes faramineuses.

Tubes
Malgré une vie de bohème, il trouve le talent d'offrir au public de nombreux tubes, année après année: Que je t'aime (1969), Oh ma jolie Sarah (1971), J'ai un problème (1973), Toute la musique que j'aime (1973), etc.

Malgré la dégradation de son couple, il entreprend un long voyage à moto à travers les Etats-Unis. Son amour pour ce pays (ainsi qu'un gros problème avec le fisc français) l'incite à s'installer en 1975 à Los Angeles avec femme et enfants.

Cette expatriation ne l'éloigne pas pour autant de son public. Il continue tournées, albums, voyages, shows impressionnants. Il est toujours une grande star...

Sous les feux de la rampe
Et qui dit star, dit rumeurs... Un malaise sur scène en 1980 et son divorce d'avec Sylvie la même année alimentent les rumeurs les plus folles: les journaux titrent même sa mort !

Il faut dire que sa vie dissolue prête à commentaires, en dehors de son talent de chanteur qui lui, n'est plus à prouver. Ainsi épouse-t-il le 1er décembre 1980 un mannequin du prénom de Babeth. Leur union dure deux mois...

Plus sérieusement, il a une liaison étonnante avec l'actrice française Nathalie Baye, qui lui donne une fille, Laura, à la fin de l'année 1983.

A 40 ans, Johnny reste une bête de scène mais il n'en est pas moins un homme, avec ses limites physiques: le métier est difficile et il est victime d'une syncope en janvier 1985 sur la scène du Zénith.

Des grands noms de la chanson
Au fil des rencontres, les albums de Johnny se font plus populaires. Ainsi, Rock'n'roll attitudes (avec Le chanteur abandonné) écrit par Michel Berger en 1985, ou Gang, écrit par JJ Goldman en 1986, rapprochent le chanteur d'un public encore plus jeune.

Cette année-là, s'il se sépare de sa compagne, Nathalie Baye, il gagne un public de plus en plus large et éclectique. Son album Cadillac est écrit par un autre grand nom de la chanson Etienne Roda-Gil, auteur de Julien Clerc, et se remarque surtout par deux titres écrits par son fils David. Johnny participe aussi à la tournée des Enfoirés de Coluche, prouvant ainsi qu'il sait partager et donner.

Nouveau mariage
Durant l'année 1990, il épouse Adeline, la fille de son ami Long Chris. Elle est belle, elle est jeune, mais leur union ne durera pas, malgré l'image d'un couple parfait qu'ils peuvent donner.

En 1992, Johnny fait paraître une anthologie de 17 CD. On décline du Johnny sous toutes ses formes. Plus qu'une star, il est un produit culturel à lui tout seul: tee-shirts, vidéos, briquets, parfums, vêtements, objets cultes divers...

La Johnny Mania rapporte de l'argent, beaucoup d'argent. Sa notoriété confine à l'idolâtrie. Son intégrale studio s'arrache comme des petits pains (40 CD vendus dans un étui à guitare).

Il a alors 50 ans et plus de trente ans de carrière. Chaque album est un événement (Bruel, Obispo, Art Mengo, Kent, Bryan Adams, Bon Jovi, ... figurent parmi les collaborateurs) et chaque concert est une réussite nationale: le Parc des Princes à Paris en 1993, Bercy en 1995 et Las Vegas en 1996 avec un avion spécialement affrété pour l'occasion.

Un monument national
Une reconnaissance qui se matérialise en 1997 par la remise de la médaille de Chevalier de la Légion d'Honneur par le Président Jacques Chirac. C'est un fait assez rare pour un chanteur.

Johnny est un ambassadeur de notre culture dans le monde, d'un rock à la française, dont il est le seul à détenir la clef.

Cette gloire ne l'empêche pas de fonctionner au feeling et de se lancer dans de plus petites aventures, comme cette série de concerts intimistes en anglais fin 1994, ou sa participation à Emilie Jolie de Philippe Chatel en 1997 (conte pour enfants auquel participent les grands noms de la chanson: Dutronc, Maurane, Bashung, ...).

Dans la même lignée, on note sa présence fin 2001 sur l'album Chansons de mon enfance, auprès de Bashung, Pierpoljak, Elsa, Vanessa Paradis, Lavilliers, Faudel. Ou encore sa forte implication dans le projet humanitaire de Line Renaud et d'Obispo, Noël ensemble en 2000 (pour la lutte contre le SIDA).

Les exemples de sa générosité et de son ouverture d'esprit sont légion. Johnny donne sans compter. Il est partout et son nom seul est synonyme de grandeur et de respect.

Une vie à 200 à l'heure
Parallèlement, il continue une carrière cinématographique reconnue. S'il finit par divorcer d'Adeline et se remarier en novembre 1996 à Neuilly-sur-Seine avec la jeune Laetitia, ses tourmentes sentimentales n'entament en rien la bête de scène: le Stade de France en septembre 1998 (deux fois 80.000 spectateurs près de Paris !), la Tour Eiffel en 2000 avec un concert gratuit réunissant 400.000 personnes, et "plus modestement", l'Olympia, Montréal, Sceaux, ... Rien n'altère en lui sa grandeur, son charisme, et son talent.

Un homme éternel
Résolument optimiste, l'homme aux 18 albums de platine et aux plus de 80 millions d'albums vendus prévoit déjà de fêter ses 60 ans au Parc des Princes en 2003. Eternel jeune homme, Johnny sait renouveler sans cesse son répertoire, l'adapter aux modes et aux générations, tout en restant fidèle à ses amis, à ses convictions, et surtout à son public. Un grand frère que l'on admire, en pleine lumière, et dont on est fier, si fier.


# Posté le mercredi 02 avril 2008 08:05

Modifié le vendredi 28 novembre 2008 03:52

Mon acteur préféré

Mon acteur préféré
Gerard Jugnot

Acteur , réalisateur, producteur

Né le 4 mai 1951

Lieu Paris



C'est au lycée que Gérard Jugnot rencontre Christian Clavier, Thierry Lhermitte, Michel Blanc avec lesquels il créa le Splendide. Il débute avec un petit rôle, il se révèle au publique en 1978 dans les "Bronzés" un film de Patrice Leconte, c'est le départ de sa carrière.



1984 Gérard Jugnot devient le flic le plus célèbre de France dans "Pinot simple flic ", le premier long métrage en qualité de réalisateur.



1985 "Scout toujours " son deuxième long métrage, Gérard Jugnot enchaîne plusieurs films comme acteur, mais en 1988 il retourne derrière la camera pour " Sans peur et sans reproche " avec ...... Gérard Jugnot enchaîne les films populaires avec succès pendant 14 ans.



2002 Gérard Jugnot réalise " monsieur Batignole" En 1942, pendant la Deuxième Guerre Mondiale.



2004 : Juillet 14 : Gérard Jugnot a été élevé au grade de "chevalier de la Légion d'honneur" dans la promotion du 14 juillet par le président de la république Jacques Chirac



2005 Gérard Jugnot une des stars les mieux payées du cinéma français avec 5,45 millions d'euros en 2004, Le Figaro Entreprises précise que les montants indiqués sont bruts et ne comprennent pas les revenus provenant d'autres activités que le cinéma ou de films antérieurs à 2004



2006 Gérard Jugnot reprend du service avec, "Bernard Morin" le moustachu, celui qui apprend que son fils est homo dans Les Bronzés amis pour la vie de Patrice Lecon

Le palmarès des acteurs les mieux payés en 2005: La cinquième position de ce palmarès décerne Gérard Jugnot., avec 1,65 million d'euros en 2005 selon "Le Figaro"



# Posté le vendredi 04 avril 2008 02:57

Mon actrice préférée

Mon actrice préférée
Mimie Mathy

Mimie Mathy, de son vrai nom Michèle Mathy, est une humoriste, actrice, comédienne et chanteuse française née le 8 juillet 1957 à Lyon. Ses parents s'appellent Marcel et Roberte Mathy. Elle est notamment connue pour son rôle dans la série télévisée Joséphine, ange gardien. Mesurant 1,32 m, elle est atteinte d'achondroplasie.

En 1979, elle intègre l'Atelier de Nice, un atelier de formation créé par Michel Fugain.[1]

Dans les années 80 elle intégra Le Petit Théâtre de Bouvard où elle rencontra notamment Michèle Bernier et Isabelle de Botton avec qui elle créa un trio comique féminin, montant des spectacles comme Les filles existent en trois tailles. Cette aventure durera sept ans, jusqu'en juin 1993.

Elle a rencontré un grand succès avec son spectacle J'adore papoter avec vous.

Elle s'est mariée le samedi 27 août 2005 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) devant ses témoins Jean-Claude Camus, Liane Foly, Muriel Robin et Johnny Hallyday avec un chef cuisinier et restaurateur, Benoist Gérard, âgé de 43 ans, et mesurant 1,86 m. Elle l'avait rencontré lors de la représentation de son spectacle à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) en le faisant monter sur scène, comme elle avait l'habitude de faire en prenant quelqu'un au hasard dans le public. Contrairement à d'autres stars, elle n'a pas voulu signer de contrat d'exclusivité sur les photos de son mariage et a déclaré que "le bonheur ne se monnaye pas, il se partage".

En plus de sa participation annuelle aux Enfoirés depuis 1995, elle a effectué la tournée Night of the Proms fin 2005 et est la marraine de l'association "Docteur Clown" depuis une dizaine d'années.


# Posté le vendredi 04 avril 2008 03:05

Ma chanteuse préférée, Dalida

Ma chanteuse préférée, Dalida
Elle etait sublime

Née le 17 janvier 1933
Décédée le 03 mai 1987 (à l'âge de 54 ans)

Dalida, de son vrai nom Yolanda Gigliotti, est née au Caire le 17 janvier 1933. Issue d'une famille italienne immigrée en Egypte au début du siècle, elle est la seule fille parmi deux frères, Orlando son aîné et Bruno, le cadet. Leur père, Pietro est violoniste à l'opéra et leur mère, Giuseppina s'occupe de la maisonnée, installée dans le quartier de Choubra, où arabes et occidentaux cohabitent en bonne entente.

Elle a une enfance et une adolescence tout à fait ordinaire pour une jeune fille de la petite bourgeoisie immigrée. Elle va à l'école catholique tenue par des religieuses. En 51, elle se présente en douce à un concours de beauté. Après publication de photos en maillot de bain, c'est le scandale dans la famille. Puis le calme revient, laissant à tous le sentiment que ce n'était qu'un moment d'égarement.

En fait, c'est le vrai déclic pour celle qui est fascinée par les actrices américaines, leur beauté et le monde dans lequel elles vivent. Dalida commence à travailler. La seconde entreprise dans laquelle elle travaille n'est autre qu'une maison de couture, Donna. Là, elle apprend le métier de mannequin. En 54, elle se présente au concours de Miss Egypte, et gagne le premier prix. Elle est engagée comme actrice, sorte de vamp brune à l'oil de braise, pour tourner dans des films au Caire, le Hollywood de l'Orient. Elle est repérée par un réalisateur français du nom de Marc de Gastyne. Yolanda devenue Dalida, rêve de Paris.

En fait, elle se retrouve vraiment seule dans cette grande ville froide. Elle est obligée de se débrouiller avec de faibles moyens. Les temps sont difficiles. Elle commence pourtant à prendre des cours de chant. Son professeur l'envoie faire un essai dans un cabaret des Champs-Elysées. Elle y fait ses premiers pas de chanteuse. Elle roule les "r" mais fait preuve déjà d'un grand professionnalisme. Elle est ensuite embauchée à la Villa d'Este, autre club légèrement plus huppé que le précédent. Elle y est présentée comme la "Révélation de la chanson française".

Bruno Coquatrix qui vient de racheter un vieux cinéma parisien, l'Olympia, anime une émission de variété, "Numéros un de demain" sur la station de radio, Europe 1. Dalida est invitée et elle choisit d'interpréter "Etrangère au Paradis". A cette occasion, elle rencontre deux hommes qui chacun dans leur domaine ont des ambitions bien affirmées : Lucien Morisse, directeur artistique d'Europe 1, et Eddy Barclay, éditeur de disques. Ils sont décidés à trouver la perle qui leur permettra de lancer leurs entreprises respectives. Dalida semble être l'artiste qu'il leur faut.

Elle enregistre son premier 45 tours chez Barclay, "Madonna", sur les conseils avisés de Lucien Morisse en 55. En fait c'est avec "Bambino" que Dalida va vraiment s'imposer. Le nouveau 45 tours est matraqué toute la journée sur les ondes d'Europe 1, opération pilotée par Lucien Morisse. C'est un immense succès. 1956 est pour Dalida l'année de tous les succès. Elle fait ses premiers pas à l'Olympia en vedette américaine de Charles Aznavour. "Bambino" la propulse et le public l'accueille avec enthousiasme. Il en redemande. C'est chose faite en septembre où on frise l'émeute à l'entrée. Dalida fait désormais les couvertures des magazines. Le 17 septembre 57, elle reçoit son disque d'or pour le 300.000ème exemplaire de "Bambino".

Lucien Morisse est devenu plus qu'un pygmalion pour la jeune chanteuse. Une idylle est né entre eux qui n'est pas toujours évidente à assumer car le directeur artistique d'Europe 1 est déjà marié. Il envisage sérieusement de divorcer car leur liaison est mal perçue. Pour Noël 57, Dalida enregistre la chanson qui est son deuxième succès important, "Gondolier". En 58, elle reçoit l'Oscar de Radio Monte-Carlo, qu'elle garde sept ans de suite. Puis, elle part en tournée. Elle passe ensuite à Bobino où elle triomphe avec, entre autres, dix chansons classées dans les hit-parades. L'année suivante, elle commence une tournée dans le pays de ses grands-parents, l'Italie. Elle y connaît un grand succès qui va bientôt s'étendre à toute l'Europe.

Après un faux départ pour les Etats-Unis où certains la voyaient déjà en haut de l'affiche, elle retourne en triomphatrice au Caire, sa ville natale. Elle est fastueusement reçue. La presse l'encense et la surnomme "la voix du siècle". Elle retrouve sa famille, mais les choses ont changé depuis son départ. De retour en France, elle rejoint Lucien Morisse à Paris qui continue à lui faire enregistrer des succès. La relation qu'ils entretiennent en dehors de leur vie professionnelle est difficile à comprendre pour l'extérieur, car il semble qu'elle se soit usée avec le temps. Le mariage tant attendu, tarde à se faire. Le 8 avril 61, après de nombreuses tergiversations, ils se marient à Paris.

Elle fait venir sa famille dans la capitale française puis part en tournée tout de suite après le mariage. A cette occasion, elle rencontre Jean Sobieski lors d'une escale à Cannes. Elle tombe amoureuse de lui. Un bras de fer va alors commencer entre elle et Lucien Morisse. Malgré sa dette artistique envers lui, elle désire retrouver sa liberté, ce qui est difficile à accepter pour le nouveau marié. Il finira par s'y faire. Malgré sa nouvelle passion, Dalida n'oublie pas sa carrière. La vague yéyé débarque en France. En décembre 61, elle passe à l'Olympia pour la première fois en vedette. La première partie s'appelle Richard Anthony. Les jeux sont loin d'être faits car Dalida ne fait plus office de jeune première dans le monde du showbiz. C'est pourtant un triomphe. Cela réconforte la chanteuse et ses fans. Elle se produit durant un mois dans la salle qui accueille plus de deux mille spectateurs par soir. Puis elle part en tournée, notamment à Hong Kong et au Vietnam, où elle est une véritable idole.

L'été 62, Dalida chante "Petit Gonzalez" et obtient à nouveau le succès qui la suit depuis longtemps. Elle touche avec cette chanson gaie et rapide un public plus jeune. A cette époque, elle achète sa fameuse maison de Montmartre. La maison qui ressemble au château de la Belle au Bois dormant est en fait perché sur un des quartiers les plus célèbres de Paris. Elle y demeurera jusqu'à la fin de sa vie. Après le divorce avec Lucien Morisse, son emménagement dans sa nouvelle maison, Dalida finit par rompre avec Jean Sobieski. Elle prend un peu de recul. Elle se métamorphose, devient plus sophistiquée et continue son travail d'autodidacte en lisant toujours plus. En août 64, elle achève sa transformation en devenant blonde. Le changement de couleur peut paraître anodin, pourtant il reflète un changement psychologique.

Le 3 septembre, elle reprend l'Olympia en toute confiance cette fois-ci. Elle est de fait, la chanteuse préférée des français, ayant survécu à la vague yéyé et toujours présente dans le milieu de la variété européenne. En 65, elle chante "La danse de Zorba" sur la musique de Théodorakis qui composa la bande originale du film "Zorba le Grec". Nouveau succès. Mais elle rêve de mariage et aucun prétendant ne se profile à l'horizon. La chanson lui prend tout son temps, entre galas et enregistrement de disques. Fin 66, son jeune frère Bruno, venu la rejoindre depuis quelques années à Paris, et qui pour les besoins de sa carrière a pris le nom de son frère aîné, Orlando, prend en main la carrière de sa sour. Rosy, leur cousine est devenue la secrétaire de la chanteuse. Tout se passe en famille.

En octobre 66, la maison de disques italienne RCA lui présente un jeune auteur-compositeur plein de talent Luigi Tenco. Ce jeune homme fougueux et contestataire fait forte impression à Dalida. Pour une nouvelle campagne italienne, le label décide de présenter la chanteuse au Festival de San Remo. Luigi se charge d'écrire la chanson. De nombreuses rencontres ont lieu entre les deux artistes. Une réelle passion naît entre eux. Ils décident de se présenter à San Remo tous les deux pour, en fait, la même chanson lors du gala du Festival en janvier 67 : "Ciao Amore". La pression est forte car Dalida est une star en Italie et Luigi Tenco un jeune débutant. A cette occasion, ils annoncent à leur proche leur mariage prévu en avril. Malheureusement, la soirée tourne à la tragédie. Luigi Tenco, extrêmement angoissé, et sous l'effet de l'alcool et de tranquillisants, ne supporte pas que le prix échappe à l'un et à l'autre. Il fustige les membres du jury et dénonce la mainmise de l'argent sur le festival. Dégoûté et incompris, il se suicide dans la chambre de son hôtel. Dalida est anéantie. Quelques mois plus tard, désespérée, elle tente à son tour de se suicider à l'aide de barbituriques.

Cet épisode malheureux augure en fait, une nouvelle ère dans la carrière de Dalida. La voilà presque introvertie cherchant l'apaisement mais pourtant décidée à reprendre les choses en main. C'est le début de la période "Madone" en robe longue blanche. Durant l'été, plus ou moins rétablie, elle se produit pour quelques dates dans toute la France. La dévotion du public semble éternelle pour "Sainte Dalida", comme la surnomme la presse.

Le temps de "Bambino" est révolu. Elle lit maintenant beaucoup, s'intéresse à la philosophie, se passionne pour Freud et s'initie au yoga. L'élévation de l'âme est désormais sa seule raison de vivre. Mais sa carrière continue : elle retourne en Italie pour participer à une célèbre émission de télévision, et le 5 octobre, remonte sur la scène de l'Olympia. La renaissance passe par là et c'est une nouvelle fois un triomphe. Au printemps 68, elle repart en tournée à l'étranger. En Italie, elle reçoit le grand prix de la chanson, "Canzonissima".

Toujours à la recherche d'elle-même, Dalida entreprend plusieurs voyages en Inde pour suivre les enseignements d'un sage. En même temps, elle commence une analyse selon la méthode de Jung. Dès son retour à Paris, elle enregistre "Avec le temps" qu'elle tend à populariser. Elle ne veut plus chanter que des chansons qui ont à ses yeux un intérêt, et une dimension poétique. Bruno Coquatrix, patron de l'Olympia ne croit pas dans ce nouveau répertoire. Devant son hésitation à lui trouver une date, Dalida décide de louer elle-même la salle, pendant trois semaines fin 71. Son pygmalion, Lucien Morisse n'est plus là pour la soutenir, il s'est en effet suicidé en septembre 70. Dalida doute énormément en entrant sur scène. Mais le succès est total, une fois de plus.

Elle semble à partir de 1972, avoir acquis une certaine sérénité. Son entourage et ses fans peuvent le constater. Elle enregistre avec son ami de toujours, Alain Delon le fameux duo "Parole Parole" (adaptation d'une chanson italienne), qui sort début 73. Cela devient en quelques semaines, le n°1 des hit-parades de France et du Japon, où l'acteur est une star. Le début des années 70 constitue une période faste professionnellement. Elle semble en cela, être aidée par son nouveau compagnon, chevalier servant à la personnalité un peu floue, mais très dévoué à la chanteuse. Richard Chanfray, qui se fait appeler le Comte Sain-Germain est sans doute un peu mythomane mais elle l'accepte tel qu'il est. Il lui redonne le goût de vivre. Elle entre maintenant dans la phase "star hollywoodienne" où sa féminité est mise en avant. Richard Chanfray est pour quelque chose dans le fait que la spiritualité tellement recherchée durant une certaine époque, soit quelque peu mise de côté.

Pascal Sevran, jeune auteur de chansons, lui propose en 73 une chanson qu'elle accepte avec réticence. A la fin de l'année, elle enregistre "Il venait d'avoir 18 ans". Le titre devient n°1 dans neuf pays dont l'Allemagne, où elle vend 3,5 millions d'exemplaires. Le 15 janvier 74, elle remonte sur la scène de l'Olympia et présente à la fin du tour de chant une nouvelle chanson "Gigi l'Amoroso". Elle dure 7mn30, est à la fois chantée et parlée et contient de nombreux chours. Ce titre reste le plus grand succès mondial de Dalida, numéro un dans douze pays

Elle part ensuite pour une grande tournée au Japon. Fin 74, elle part pour le Québec. Quelques mois plus tard, elle y retourne, avant d'aller en Allemagne. En février 75, elle reçoit le prix de l'Académie du disque français. Elle enregistre ensuite une reprise de Rina Ketty qu'elle écoutait déjà en Egypte en 38 "J'attendrai". Nouveau grand succès. Dalida sort l'année suivante, un album entier de reprise comme "La vie en rose". Ce répertoire convient bien à la chanteuse qui redonne de nouvelles couleurs à ces titres typiquement français.

Les années 70 voient le développement des émissions de télévision consacrées à la variété. Elle en profite largement car elle y est souvent invitée aussi bien en France qu'à l'étranger. Elle entretient ainsi à moindre frais, sa popularité. Dans les pays arabes, Dalida est fortement appréciée. On la sait originaire du Caire en Egypte. Cela renforce les liens que le public peut entretenir avec elle. Son retour dans les années 70, en Egypte et ses voyages au Liban, lui donne l'idée de chanter en arabe. Elle reprend en 78, une chanson du folklore égyptien "Salma Ya Salama". Le lancement se fait en France et au Moyen-Orient. Le succès est vertigineux. Elle l'enregistre finalement en sept langues.

La même année, Dalida change de maison de disques : de Sonopress, elle passe chez Carrère. Le passage se fait avec succès car elle enregistre à ce moment-là "Génération 78", sorte de medley à la sauce disco, très en vogue à cette période. La chanteuse n'abandonne pas la partie, elle est toujours présente dans ce métier si exigeant et montre une certaine ténacité à vouloir rester une star. Les américains adorent ce genre d'artiste, si glamour et professionnelle en même temps. Ils la contactent pour un show à New York. C'est ainsi que le 29 novembre 78, elle monte sur la scène du Carnegie Hall. La salle est déchaînée. Dalida inaugure une nouvelle chanson que le public adore immédiatement "Lambeth Walk", sorte de rengaine des années 20. La presse locale l'encense. Dalida savoure son succès américain.

De retour en France, elle continue sa carrière discographique. Durant l'été 79, son nouveau tube s'appelle "Monday Thuesday". Dalida surfe sur la vague disco avec aisance, s'accaparant une fois de plus une mode qui n'est pas vraiment de sa génération. En juin, elle retourne en Egypte pour chanter. C'est la première fois qu'elle va chanter en égyptien. Elle a d'ailleurs sorti un second titre en arabe "Helwa Ya Baladi" qui eut le même succès que le précédent. Son voyage est très attendu, le public est présent et Anouar El Sadate, le président égyptien reçoit la chanteuse à cette occasion. Elle est très impressionnée. Elle part ensuite pour une tournée dans les Emirats puis rentre en France.

Le début des années 80 démarre par un feu d'artifice. Dalida, alors au faîte de sa gloire, se produit au Palais des Sports à Paris du 5 au 20 janvier 80 pour un show à l'américaine, avec douze changements de costumes en strass et plumes. La star est entourée de onze danseurs et de treize musiciens. Une véritable chorégraphie comme à Broadway, a été imaginée pour ce spectacle grandiose de plus de deux heures. Les dix-huit représentations font salle comble. Elle part ensuite pour une tournée triomphale jusqu'à l'automne.

Après sa rupture douloureuse avec le Comte Saint-Germain, Dalida comme toujours, se lance dans un travail acharné pour oublier sa vie privée chaotique, où elle finit toujours par se retrouver seule. Elle représente le spectacle du Palais des Sports à l'Olympia en mars 81. Pour la première, on lui remet un disque de diamant pour 80 millions de disques vendus dans le monde, cinquante-cinq disques d'or interprétés en sept langues et l'ensemble de sa carrière. Puis infatigable et professionnelle, elle repart en tournée.

Les deux années qui suivent sont marquées par sa prise de position en faveur du nouveau président de la République française, François Mitterrand. Son engagement plus amical que politique lui vaut des critiques qui la desservent professionnellement. Une campagne de presse est même déclenchée et début 82, elle décide de prendre du recul. Elle part durant un an environ pour un long tour du monde. En avril 83, elle revient et enregistre un nouvel album sur lequel on trouve des chansons comme "Mourir sur scène" et "Lucas". La cabale contre elle est terminée et pourtant elle se sent trahie par ce pays d'adoption qui l'a vu s'épanouir. Le 20 juillet de la même année, un nouveau coup va déstabiliser la chanteuse. Richard Chanfray se suicide à Saint-Tropez dans le sud de la France. Dalida est très affectée par la mort de son ancien compagnon, son enthousiasme professionnel en est altéré. Son entourage remarque sa baisse de tonus. Elle a des trous de mémoire et perd confiance en elle.

En 84, elle repart tout de même en tournée, réclamée par ses fans qui considèrent qu'elle se fait trop rare. Puis elle va en Arabie Saoudite pour une série de récitals. En 85, elle subit deux opérations ophtalmiques qui lui rappellent de très mauvais souvenirs. En 86, sa carrière prend un tournant assez inattendu : bien qu'elle ait déjà joué au cinéma, aucun grand rôle ne lui a été proposé jusqu'au jour où Youssef Chahine, grand metteur en scène égyptien décide que Dalida sera l'interprète de son nouveau film, adaptation d'un roman de l'écrivain Andrée Chédid, le "Sixième jour". Elle joue le rôle d'une jeune grand- mère. Le tournage est difficile mais toujours aussi "pro", Dalida est très assidue. Cela lui tient à cour. D'ailleurs, sa carrière de chanteuse commence à la lasser. Le besoin de chanter a presque disparu. Les critiques de cinéma saluent à la sortie du film, la naissance d'une grande actrice dramatique. Cela conforte Dalida dans l'idée que les choses peuvent et doivent changer.

Dans sa vie privée, pourtant, rien ne change vraiment. Elle a en effet, une liaison secrète avec un médecin, qui se finit assez mal. Dépressive, Dalida a du mal à remonter la pente. Elle ne supporte plus la souffrance morale et met fin à ses jours le 3 mai 87. Véritable chanteuse populaire, celle qui déclarait "le public a pour moi le visage de l'amour", et que les drames intimes ont fini par détruire, a laissé une image de diva que personne ne peut contester. Aujourd'hui, une place à Montmartre, quartier qu'elle aimait tant, porte son nom.

# Posté le lundi 07 avril 2008 11:52

Modifié le vendredi 17 avril 2009 12:27

Mes rêves

Mes rêves
1)- Me marier avec mon chéri, l'Amour de ma vie, MIKAËL.

# Posté le lundi 07 avril 2008 12:09

Mes rêves

Mes rêves
2)- Avoir des bébés de mon chéri

# Posté le lundi 07 avril 2008 12:10